20 février au pays des Girondins

du 1er au 29 Février au pays des Girondins

20 février au pays des Girondins

Messagede doudou » Sam 2 Avr 2011 01:10

NAISSANCES
. 1914 : Salvador Artigas
http://www.scapulaire.com/Seasons.php?Page=Results&CoachID=45&Graph=1&Bilan=1&AllSeasons=1

Pour relancer l'équipe releguée en D2, les dirigeants du club décident de faire appel à Salvador Artigas, le talentueux Inter qui avait effectué un bref passage aux Girondins pendant la guerre en 1938-39, avant de partir jouer au Mans. L'ancien entraineur de Rennes, mais surtout de la Real Sociedad, signe son contrat d'entraineur en Mai 1960.

Autre temps, autres mœurs : le parchemin stipule que le nouveau mentor de Bordeaux dispose d'un lundi de congé par quinzaine pour s'occuper de ses trois magasins au Pays Basque espagnol ! 8-)

Très vite, Artigas inculque aux joueurs une rigueur nouvelle à laquelle ils n'étaient pas habitués, et qui va plutôt à l'encontre de son tempérament.
Ancien footballeur porté sur l'offensive, le nouvel entraineur Girondin veut construire une équipe solide sur le plan défensif.
Les tactiques du 4-3-3 puis du 4-4-2 font leur apparition sur les terrains.

Artigas ajoute à cette posture tactique une exigence d'endurance physique : «si l'on veut être plus fort que l'adversaire, il faut travailler davantage individuellement et collectivement» explique-t-il en substance à ses joueurs.
Ses entrainements sont musclés et répétitifs.

Même si le statut professionnel exige déjà à cette époque une bonne hygiène de vie, l'entraineur espagnol impose des règles individuelles et collectives beaucoup plus spartiates.
Ce Guy Roux avant l'heure, effectue le tour des boites de nuit pour vérifier qu'aucun de ses protégés n'y figure.
Il a même tissé pour cela un réseau d'informateurs qui accepteront de jouer les «balances» pour la cause : les joueurs qui sont vus en ville après 22 heures :lol: risquent une sanction, qui peut aller jusqu'à l'exclusion de l'équipe le dimanche suivant.

Les soirs de victoire à l'extérieur, lors du trajet retour, monsieur Artigas accorde généreusement une verre de vin aux joueurs qui souhaitent faire la fête. L'entraineur est à cheval sur les horaires et transmet petit à petit son exigence à l'équipe.

Il a coaché à 282 reprises les Girondins.(dans l'état actuel de mes recherches)

Championnat D2 : 72 matches, 31 victoires, 25 nuls, 16 défaites
Championnat D1 : 182 matches, 82 victoires, 52 nuls, 48 défaites
Coupe de France : 20 matches, 10 victoires, 3 nuls, 7 défaites
Coupe des villes de Foires : 8 matches, 2 victoires, 1 nuls, 5 défaites

Pour en savoir plus sur sa fiche d'entraineur des Girondins :
http://www.scapulaire.com/Seasons.php?Page=Results&CoachID=45&Graph=1&Bilan=1&AllSeasons=1

Image

. 1938 : André Chorda
http://www.scapulaire.com/Seasons.php?Page=Players&SquadID=3358

Défenseur international, il arrive de Nice en 1962. Il s'impose au cœur de l'arrière garde girondine jusqu'en 1969.
Il met un terme à sa carrière en 1974 à Nice. André Chorda est décédé en 1998.

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Re: 20 février au pays des Girondins

Messagede doudou » Dim 3 Avr 2011 05:09

LE RETOUR DU JOUR
. 1989 : Éric a marqué et a bien joué. Dommage qu'à l'arrivée Bordeaux ait perdu.
http://www.scapulaire.com/Seasons.php?Page=Game&GameID=4235
Et Numéro 11 Eric Cantona !
La voix du speaker du stade de la Meinau est couverte par une bordée de sifflets. Il en sera de même, en ce début de rencontre, chaque fois que le nouvel attaquant girondin touchera la balle.
Ému, troublé, Canto ? Non !
Il ne s'énerve pas, ne jette pas à terre son nouveau maillot, comme l'y Invite ironiquement le public alsacien en référence à une certaine soirée sedanaise.
«Les sifflets, ça me générait dit-il, s'il n'y en avait pas ! Ce n'est pas dur psychologiquement. J'ai envie de jouer et je suis loin d'être perturbé».
Sa réponse, Éric Cantona la donne en son temps, à sa manière, par ballons interposés.
Un quart d'heure suffit pour clouer le bec à ces déboulonneurs d'idole, à ces cracheurs d'invectives qui donnent au débat une odeur nauséeuse.

Une balle de but offerte à Stopyra, une talonnade bien utile dans la surface de Dropsy pour se faire le mollet dès les premières minutes et Cantona signe son premier but bordelais sur une montée de Lizarazu.
Un contrôle, un tir croisée du droit que Flucklinger ne peut qu'effleurer. Un bras victorieux levé vers le ciel.
Un geste de bonheur, pas d'insultes.

Cantona a gagné la première manche. C'est le sort des grands artistes de retourner des situations délicatement compromises. Est-il heureux de cette réussite ?
Non. Pas totalement du moins.
«Je pensais que mon but allait en amener d'autres. Pour nous. Ce ne fut pas le cas» ajoute l'ancien marseillais.
Le plaisir est gâché.
Sur cette pelouse alsacienne où un soir du mois d'Aout il inscrivit un de ses cinq maigres buts qu'il comptabilisait alors en Championnat dans ce stade de Strasbourg où il laissa éclater sa bombe «Henri Michel» brisant momentanément sa carrière internationale. Éric Cantona voulait redémarrer une saison mise entre parenthèses.

Il s'est comporté au sein de sa nouvelle équipe en patron, même s'il dit qu'à Bordeaux, il y a onze chefs.
Il a dirigé, défendu, beaucoup couru. Ce qui lui valait l'hommage appuyé de Didier Couécou:
«C'est pour moi, une superbe star. Sans lui, Bordeaux n'aurait pas aussi bien figuré contre Strasbourg. Il a pesé d'un poids immense et s'est comporté en grand professionnel».



Sensible à l'hommage qui lui est rendu, l'attaquant girondin ajoute : «Bordeaux m'a facilité la tache. J'ai été bien accueilli, bien reçu par mes nouveaux coéquipiers».

Éric Cantona a longtemps cru que sa seule apparition au sein de sa nouvelle équipe suffirait pour que celle-ci renoue avec la victoire. Mais au troisième but strasbourgeois, le ressort s'est brisé.
Ses débuts officiels aux Girondins avaient commencé comme un songe. Le rêve a duré 80 minutes. Le cauchemar girondin continue aujourd'hui. Éric Cantona en fait désormais partie :
«L'avenir s'assombrit admet-il, si l'on s'en tient aux résultats, mais la manière laisse entrevoir de belles éclaircies. Quand on se crée autant d'occasions, c'est que l'on fait du beau jeu.
On en mettra de plus en plus au fond. On pourra compter bientôt sur Bordeaux. Avec les Girondins, je veux faire un très bon parcours en coupe de France.
»

C'est tout ce qu'il reste à Bordeaux pour refaire surface et à Éric Cantona pour se rebâtir une réputation.
Et se faire pardonner.
D'avoir trop gâché jusqu'ici un talent qu'on a senti hier à la Meinau intact et immense.
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Re: 20 février au pays des Girondins

Messagede doudou » Lun 4 Avr 2011 03:25



Après un quart d'heure et le but de Cantona tout semblait rouler pour Bordeaux.
Erreur : Strasbourg se refera une santé.
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Re: 20 février au pays des Girondins

Messagede doudou » Jeu 26 Mai 2011 02:24

LE MATCH DU JOUR
. 1949 : Amiens-Bordeaux 0-3, 25e journée.
http://www.scapulaire.com/Seasons.php?Page=Game&GameID=21268
Bordeaux reprend une longueur à Rouen, tenu en échec à Béziers.

Vraiment trop fort pour Amiens, les Bordelais.
Les Girondins en battant Amiens dans son fief ont réussi un rare exploit et affirmé, s'il en était besoin, leurs grandes possibilités. Plus que leur nette victoire (3-0), la manière dont elle fut acquise est encourageante pour les Bordelais.
Dans tous les comportements du jeu - sauf le courage - ils dominèrent les Picards.
Technique, tactique, valeurs athlétiques supérieures firent que Bordeaux imposa sa loi.

Après la rencontre, les Picards eux-mêmes reconnaissaient la suprématie adverse, ce qui est un bel éloge pour leur sportivité.

Devant la valeur bordelaise, que pouvaient espérer les Amiénois ? Limiter les dégâts !
La défense s'y employa. Albanesi en tête. Mais ce dernier ne pouvait tout enrayer, d'autant plus que son attaque était bien incapable de conserver le ballon devant l'autorité et la sécheresse des arrières bordelais qui ne firent guère de fautes.

La défense picarde plia par trois fois. Elle aurait pu être battue davantage comme l'Athlétic aurait pu sauver l'honneur mais cela n'aurait pas modifié les enseignements majeurs de la rencontre qui sont :

1. Bordeaux est une équipe qui mérite de jouer en division nationale.
2. Amiens est une formation qui a donné son maximum et dans laquelle on peut déplorer l'absence d'un ou deux constructeurs.

Les meilleurs hommes du match furent Mustapha (avant sa blessure), Swiatek, Merignac et Fraigneau pour Bordeaux.
L'équipe de Gérard compte maintenant cinq longueurs de retard (avec un match de plus à jouer contre Valenciennes) que celle de Blondel (entraineur de Rouen), qui doit se rendre à Bordeaux !
L'outsider, on le voit, devient de plus en plus dangereux !


Libar, le buteur numéro 1 de la 2e division n'a pas marqué lors d'Amiens-Bordeaux mais il y a une raison à cela :
il avait devant lui Albanesi le meilleur joueur Picard.
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